Dans « Ngemena », c’est un coup de projecteur salutaire sur des épisodes occultés de la colonisation qui nous vaut cette leçon de choses nourrie par la mémoire phénoménale de Paul Lomami-Tchibamba qui remet en lumière le drame du passé ( en l’occurrence la terrible répression qui s’abattit sur les kimbanguistes dans l’entre-deux-guerres) tout en sse livrant à la dénonociation concomitante du néo-colonialisme qui tue le génie des Africains.
C’est aussi un pied de nez subtil aux autorités zaïroises coupables de metttre en branle un mouvement de réconversion culturelle dont Tchibamba sitgmatise à travers le cas du toponyme « Ngemena » l’absence de repères pour ne pas dire l’amnésie.
En cause la débaptisation des villes et laquelle remet en selle le mot « ngemena », une injure réservée aux morts vivants dont personne n’a cure de faire revivre la mémoire.
Ni l’école, ni les médias n’ont pipé mot sur cette tragédie qui inspire à Paul Lomami- Tchibamba un récit à l’allure documentaire où il évoque avec passion mais avec une précision d’archiviste tant des faits illustratifs de l’ordre colonial tombés dans le silence de l’oubli.